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Le métier de coordonnateur de projet éducatif

Entretien avec Jérôme Lalung

Source : PicJumboJérôme Lalung est coordonnateur du projet éducatif local de la ville de Saint-Etienne-du-Rouvray  depuis 2008. Auparavant responsable du service jeunesse, cet attaché territorial qui a un parcours dans le secteur de l’animation, intervient sur une double mission : le projet éducatif et le projet de ville (NB. le projet de ville est composé de 5 projets thématiques : éducatif, urbain, social, développement durable, urbain et citoyen). En charge du projet éducatif, il anime le collectif des cinq chefs de projet du projet de ville.


Le métier de coordonnateur de PEL est-il un métier récent ?

Jérôme Lalung : La dénomination est récente, mais la fonction a préexisté de façon un peu implicite. L’obligation d’avoir un projet éducatif est ancienne (elle est inscrite dans le code de l’action sociale et des familles). Quand j’ai commencé dans l’animation, les CEL (1) existaient déjà. Je faisais de l’intervention en périscolaire et on avait déjà des démarches de concertation d’acteurs. Le problème est toujours le même : les dispositifs contractuels sont venus intégrer le vocabulaire autour des PEL et ces dispositifs se sont parfois substitués à des démarches politiques, conduisant à des modes d’animation des PEL très variables. Parfois on a des gens qui sont "simplement" gestionnaires de dispositifs contractuels et d’autres qui sont dans l’animation de politiques éducatives territoriales. Ça dépend des parcours de chacun, des volontés politiques locales, des cultures professionnelles.

Quel est le cœur de votre métier ?

Jérôme Lalung : L’idée générale est d’assurer l’animation d’un réseau d’acteurs, de les identifier et d’entretenir des relations avec les différents membres des collectifs d’action éducative présents sur le territoire. La dimension, le périmètre du PEL vont influer sur la taille du réseau à mobiliser. Est-ce qu’on va de la petite enfance aux adolescents, voire aux adultes ? Rien ne dit qu’un PEL doit se concentrer uniquement sur les enfants, on peut donc tout-à-fait travailler sur les questions de l’éducation tout au long de la vie. A Saint-Etienne-du-Rouvray, on considère que les centres socioculturels qui accueillent les familles dans le cadre d’activités culturelles, de loisirs créatifs, peuvent s’inspirer des démarches mises en œuvre dans le cadre du PEL.
Le coordonnateur essaie de faire exister la dimension éducative et la dimension enfantine dans chacune des actions dont il a connaissance. Il faut aller faire "la petite souris" dans des espaces où spontanément les collègues ne pensent pas forcément à nous mobiliser. Il s’agit d’apporter une expertise, une plus-value. En tant que professionnel missionné sur la fonction "projet éducatif" je suis dans l’obligation de ramener des informations qui s’appuient sur la recherche universitaire, sur l’analyse des pratiques, d’apporter des conseils en méthodologie. Le coordonnateur est aussi le garant de la ligne politique de la ville. Un projet éducatif reste un acte politique : dans la rédaction il désigne un certain nombre de sujets, de façons de travailler, de considérer les enfants, les familles, les acteurs. Il est donc nécessaire de témoigner des volontés de la ville dans les différentes instances auxquelles on peut être amené à participer.

Quelles sont vos modalités de travail au quotidien ?

Jérôme Lalung : Une grosse partie de mon travail consiste à être en veille sur les questions récurrentes que se posent les différents acteurs. Quand je détecte un sujet, je propose la mise en place d’un groupe de réflexion. Depuis 2012 j’anime trois à quatre groupes de travail par an. Les sujets abordés sont variés : la petite enfance, quelle contribution à la réussite scolaire et éducative, le temps libre des enfants et des jeunes, l’organisation des temps éducatifs, la fréquentation par les jeunes des espaces publics, le règlement intérieur des Atsem, etc.
Je siège au sein du conseil consultatif du projet éducatif local, institué en 2010, qui réunit deux fois par an l’ensemble des services municipaux concernés, les représentants de l’éducation nationale (l’inspecteur de circonscription, les coordonnateurs de réseau d’éducation prioritaire), des représentants de la CAF, d’autres services de l’Etat (DDCS (2) pour la réussite éducative, CEPJ (3) pour les questions Enfance jeunesse), les associations éducatives du territoire. Je soumets au conseil consultatif un certain nombre de sujets. Quand le conseil consultatif est d’accord avec les sujets que je souhaite aborder, on crée un petit groupe composé en partie des membres du conseil consultatif mais qu’on s’autorise à élargir à d’autres parties prenantes. Par exemple, quand on a travaillé sur le règlement des Atsem on a intégré quelques représentants du personnel. Tous ces groupes de travail produisent ce qu’on appelle des préconisations qui ont vocation à être des ressources pour l’ensemble des équipes. On a travaillé récemment sur les questions de laïcité pour lesquelles les équipes se sentent parfois démunies. Un groupe de travail représente cinq séances de deux heures de travail en partenariat, qui débouchent sur la rédaction d’une préconisation sous la forme d’un document assez court qui témoigne de ce que pensent les acteurs éducatifs du territoire sur une question.

Comment faites-vous le lien entre le terrain et les instances de décision ?

Jérôme Lalung : La dimension terrain est assez relative, c’est un autre problème du PEL. Ce sont plutôt les pilotes institutionnels des différents organismes représentés qui siègent au conseil consultatif et pas forcément l’enseignant, l’animateur. Il y a parfois un peu de distance entre ce qui peut être analysé et dit dans le cadre du PEL et les pratiques sur le terrain. C’est pour ça que dans le cadre des groupes de travail, on essaie d’élargir la participation aux acteurs de terrain. Cela nous permet de mieux comprendre les réalités professionnelles et cela leur permet de mieux intégrer le métadiscours qu’on essaie de poser sur l’ensemble des sujets. Ce qu’il est important de faire comprendre aux acteurs, notamment aux élus, c’est que le projet éducatif ce n’est pas la ville qui parle, c’est un ensemble d’acteurs éducatifs qui se concertent. Ce n’est pas un projet municipal, c’est un projet de territoire, coordonné, piloté, soutenu par la ville dans lequel tout le monde est co-responsable. L’intérêt de la démarche c’est effectivement de témoigner, de déclarer qu’on a produit une préconisation qui s’applique aussi bien à la ville qu’à l’école par exemple.

Que deviennent les préconisations du PEL ?

Jérôme Lalung : On avait fait un bilan il y a deux ans. Sur la vingtaine de préconisations qu’on avait pu formuler, un peu plus de cinquante pour cent d’entre elles ont donné lieu à des réalisations concrètes. Par exemple, on a créé de nouvelles aires de jeu dans des modalités de fonctionnement qui étaient conformes et inspirées par le projet éducatif. De la même manière sur le développement des séjours de vacances ou sur le périscolaire. Il faut souvent du temps, l’éducation s’inscrit dans la durée. Certaines des préconisations qu’on a pu formuler en 2012, 2013 ne sont mises en œuvre que depuis l’année dernière. Et la réforme des rythmes scolaires a créé une grosse parenthèse de discussions en 2013.

Quel a été l’impact de la réforme des rythmes scolaires sur l’offre éducative locale ?

Jérôme Lalung : Ce qui était compliqué ce n’étaitt pas techniquement, c’était de devoir recréer une communauté d’acteurs. Il y a forcément des lignes de fracture qui sont apparues. Sur la base des préconisations du PEL on avait créé des espaces périscolaires en centre de loisirs dans chacune des écoles de la ville. La question de savoir si notre centre de loisirs fonctionnait à partir de 16h30 ou 15h45 ne changeait pas grand’chose. Le discours médiatique autour de la réforme des rythmes scolaires est devenu une réforme du temps périscolaire. Le message qui était promu portait sur les activités éducatives périscolaires gratuites ouvertes à tous. Ça n’était pas de dire : "cinq matinées pour apprendre c’est mieux". Il y a eu comme un décalage entre les motifs qui ont conduit à l’aménagement d’un temps éducatif différent et la façon dont, sur le terrain, la pression était plutôt mise sur les acteurs du périscolaire que sur les modifications des pratiques scolaires à l’école. A Saint-Etienne-du-Rouvray on n’a pas mis en place de TAP ou de NAP (4). On avait un centre de loisirs, il n’était pas question qu’on commence à saucissonner le temps entre des temps de garderie, des temps de NAP... Dès le début, la volonté du PEL a été d’harmoniser une offre de service public en intégrant les dispositifs municipaux ou associatifs et les dispositifs de l’éducation nationale sur l’ensemble du territoire. On a décidé d’agréger l’ensemble des contributeurs du périscolaire dans un ensemble appelé les Animalins (5) autour d’un centre de loisirs qui accueille des interventions de chacun. La convention signée avec l’Inspection académique permet d’avoir une porte d’entrée unique qui est le dispositif municipal, et à l’intérieur de chacun des groupes scolaires, les directeurs de centres de loisirs périscolaires discutent avec les enseignants et les familles ; les enfants participent à des parcours qui peuvent intégrer l’intervention municipale ou associative et l’éducation nationale. Ce qui a été compliqué aussi c’était de faire comprendre qu’il y a une légitimité égale de l’ensemble des intervenants. La réforme des rythmes scolaires a mis la pression sur le soi-disant manque de qualification des intervenants périscolaires en autorisant le monde scolaire à porter un regard d’évaluation sur la pertinence des activités. Parfois des enseignants sont venus dans des salles d’activités parce qu’ils se questionnaient sur la pertinence des animateurs Bafa, jusqu’à faire des courriers disant : "j’ai constaté que...". Donc il a fallu faire un travail de re-légitimation des animateurs. Parfois les animateurs Bafa ont 18, 19 ans, ils n’ont pas forcément un gros bagage scolaire, quand ils sont pris à partie par une direction d’école, ils n’ont pas forcément les arguments pour justifier leur modèle pédagogique ou leurs intentions éducatives. On a aussi travaillé à outiller les animateurs (les préconisations servaient à ça) en leur disant : "ne vous inquiétez pas, vous êtes en accord avec ce que nous souhaitons voir proposer dans les écoles". Je pense que tout cela dépend vraiment des enseignants. Certains étaient convaincus avant la réforme des rythmes scolaires parce que l’éducation populaire et l’éducation nationale ont eu des parcours communs pendant longtemps. Il y a encore beaucoup d’enseignants qui sont investis dans les mouvements pédagogiques. C’est beaucoup de convictions, d’engagement personnel.

Qu’offre l’espace de coordination aux partenaires ?

Jérôme Lalung : Il est important que tous les acteurs aient l’impression que cet espace résout les problèmes. Le fait de les écouter participe à la résolution des problèmes dans la mesure où cela aide à mieux formuler les questions. On participe à la fluidité de l’action inter-institutionnelle en offrant un espace qui permet la reconnaissance mutuelle, qui permet de mieux comprendre quelles sont les difficultés des uns et des autres et quelles sont les orientations qu’on souhaite se donner. Il y a des choses qui se passent plus facilement parce qu'elles sont issues du PEL. On peut dire que c’est un espace de mise en relations et de formulations opportunes. Parfois il faut construire une réponse commune à un problème mieux formulé et être moins dans l’injonction (du type "je veux, j’exige que ça se passe comme ça ! "). Ce n’est pas que de la diplomatie, c’est surtout une plus-value qu’on apporte en mettant le problème en perspective. Et le PEL de Saint-Etienne-du-Rouvray n’ayant pas de budget propre, il n’y a pas d’enjeu d’argent à se distribuer, comme c’est le cas pour les dispositifs contractuels où les partenaires se rencontrent avant tout pour "se partager le gâteau"…

Quels sont les enjeux de la transversalité des services pour la coordination ?

Jérôme Lalung : Tout dépend du positionnement du coordonnateur. Etant rattaché à la direction générale, cette question de la transversalité est rendue « obligatoire ». Quand le chef de projet est intégré aux services opérationnels, cela présente certains avantages en terme de réactivité et d’adéquation avec les demandes de terrain mais, par contre, cela produit moins de transversalité. Aujourd’hui on arrive à ce que le service qui va s’occuper de l’entretien des bâtiments, le service technique qui va se charger de la conception et le service enfance qui va en être l’utilisateur se concertent au moment de la réflexion sur le projet futur. C’était des pratiques qui n’existaient pas, avant chacun travaillait de son côté. Le PEL est aussi un acte symbolique : le fait de désigner un objet comme étant une plateforme de travail qui doit être transversal crée dans l’esprit des gens les conditions de cette transversalité.

Comment travailler l’expertise du coordonnateur ?

Jérôme Lalung : Le coordonnateur peut apporter une expertise par la connaissance qu’il a du territoire, en produisant de la ressource diagnostic sur tel ou tel sujet. On avait conçu l’idée d’une double dimension : la dimension terrain et les apports de la recherche. On avait conçu Les rendez-vous locaux de l’éducation. Qu’est-ce qu’on fait avec les acteurs, avec les enfants eux-mêmes pour les rendre contributeurs de la mise en œuvre des politiques éducatives et leur définition ? Maintenant on a des cafés des parents, des échanges avec les enfants, etc. Et puis l’autre dimension c’était de s’interroger sur les pratiques professionnelles, les représentations. Est-ce qu’on a des études, des supports qui permettent de nourrir la réflexion sur l’éducation ? Comment arriver à anticiper sur les questions éducatives pour ne jamais être "pris au dépourvu" ? D’où l’idée d’organiser des Assises de l’éducation (6) censées mettre en débat les questions un peu théoriques, pour permettre aussi de croiser les métiers proches et de rendre visible le souhait des membres du conseil consultatif d’avoir des espaces de débat commun autour de l’action éducative. J’avais pris l’attache du département des sciences de l’éducation de l’université de Rouen pour accompagner à la formulation des problématiques et aider au choix des intervenants. Les assises, qui ont lieu tous les deux ans, sont conçues avec le conseil consultatif (où siège un universitaire). On a mené également trois recherches-action, une sur le périscolaire, une sur la réussite éducative et une autre sur les discriminations.

Quelles relations entretenez-vous avec les élus ?

Jérôme Lalung : Je discute très régulièrement avec le maire et avec l’adjointe à l’enfance, un peu moins souvent - sauf dans le cadre du conseil consultatif - avec d’autres élus (affaires scolaires, culture, sport, vie associative, etc.). Le PEL est un peu identifié comme un endroit ressource pour l’accompagnement de la mise en projet. Je suis sollicité pour travailler avec tel chef de service en présence de son élu pour à la fois donner des outils d’enquête, d’analyse, de problématisation, et pour accompagner les mises en œuvre, le cas échéant. Quand on fait appel à moi c’est que la question ne peut pas être résolue dans le cadre du périmètre du service. On va ensuite travailler collectivement.

Comment évaluer l’action du PEL ?

Jérôme Lalung : On a fait des enquêtes par questionnaire auprès des publics (parents, enfants), on a posé des questions qui nous semblaient être en rapport avec nos intentions éducatives : "qu’est-ce que vous pensez de notre projet périscolaire ? Est-ce que tu penses que les adultes t’aident à réussir ? Est-ce qu’ils jouent avec toi ? Est-ce qu’ils t’écoutent si tu as envie de parler ? " Quand une très grande majorité des enfants répond "oui" je considère que c’est une indication d’évaluation. On assure aussi une petite veille quotidienne qui sert de régulation. Les gens nous disent : "en ce moment c’est compliqué, ça, ça marche pas", etc. A la demande du maire, j’ai produit une étude sur les impacts éducatifs du périscolaire. Ce qui est compliqué, c’est de faire admettre à tout le monde que dans le cadre d’un dispositif qui se revendique de l’éducation non formelle, on ne peut pas comparer les modèles évaluatifs avec ceux de l’éducation nationale par exemple. On est sur des mobilisations qui relèvent davantage de l’expression des bénéficiaires que de l’observation scientifique de l’acquisition de compétences. On a fourni des préconisations pour soutenir les équipes dans les démarches d’évaluation qu’on veut qu’elles mettent en œuvre. A partir du moment où un animateur est en situation de comprendre les enjeux évaluatifs qui sont liés à son action, ça qualifie l’action elle-même dès le début. On a développé La météo du jour sur différentes thématiques, les enfants peuvent dire s’ils ont passé une bonne ou une mauvaise journée. On présente régulièrement les préconisations du PEL à des collectifs d’élus dans le cadre de commissions municipales ; il n’est pas rare qu’ils s’en saisissent en nous disant : "ça, ça me semble une piste intéressante qu’il faut qu’on développe". Moi du coup je repars dans les services avec une légitimité qui est celle des élus ("les élus souhaitent que…").

Arrivez-vous à remplir toutes vos missions ?

Jérôme Lalung : J’ai la chance de définir moi-même mon propre cahier des charges. La plupart du temps, je discute avec la direction générale, avec l’élu : "Cette année je pense travailler là-dessus". C’est à moi de ne pas être trop ambitieux. Effectivement il y a des sujets sur lesquels on aimerait avancer plus vite ou qu’on aimerait traiter, alors qu’on n’a pas les moyens de le faire. On a quand même de moins en moins d’argent dans les collectivités. Investir en ce moment c’est compliqué. Je n’ai pas envie de mettre sur la table des sujets qu’on n’aura pas la possibilité de réaliser. On est plutôt là sur la pratique, les qualifications des acteurs et des projets.

Ressentez-vous des problèmes de reconnaissance, d’isolement professionnel ?

Jérôme Lalung : C’est difficile de faire la part des choses. Je ne suis le supérieur hiérarchique de personne. Même si je suis légitime à donner mon avis, les services, eux, sont légitimes à ne pas m’écouter ! La question est de savoir comment convaincre les gens et réussir à les impliquer dans les processus. Les gens comprennent que ce qu’on produit n’est pas dénué d’intérêt, mais parfois il leur est difficile de mettre en application ou de considérer que cela peut devenir une nouvelle source de travail. J’ai vu d’autres endroits où on considère que le PEL est plutôt le sommet d’une pyramide qui agrège un ensemble de données. Là il peut y avoir un risque d’isolement professionnel. Ce n’est pas comme cela que j’ai conçu ma tâche, et ce n’est pas comme cela qu’on m’a demandé de l’animer.

Quelles évolutions sont à attendre pour le PEL de Saint-Etienne-du-Rouvray ?

Jérôme Lalung : Les missions éducatives font partie d’un pilotage stratégique de direction. On est monté d’un cran dans la question de la légitimité des questions éducatives qui sont devenues un élément structurant des politiques locales, on a progressé.
Au moment où on avait fait l’évaluation des préconisations, on avait posé la question suivante au conseil consultatif : "est-ce que vous pensez que le PEL doit être rénové, changé ?" La réponse avait été : "non, il n’y a pas de raison". On a élaboré un PEL qui est très théorique, très idéologique, avec des objectifs qui restent très généraux mais qui ne sont pas obsolètes. Ce qu’on va faire, c’est que l’ensemble des préconisations qu’on a travaillées depuis 2011, 2012 vont être intégrées dans le PEL. On va sans doute faire revalider le PEL, après l’avoir nourri de l’ensemble des préconisations sur les différents sujets évoqués précédemment.

Propos recueillis par Anne Francou (janvier 2018)

Notes
(1) CEL = Contrat éducatif local. Ce dispositif date de 1998.
(2) DDCS = Direction départementale de la cohésion sociale
(3) CEPJ = Conseiller d’éducation populaire et de jeunesse
(4) TAP = temps d’activités périscolaires ; NAP = nouvelles activités périscolaires
(5) cf.  le site de la ville : https://www.ville-saintetiennedurouvray.fr/pages/les-animalins-espaces-educatifs
(6) Les contributions des 4è Assises de l’éducation (2017) sont disponibles en ligne : https://cdn.ville-saintetiennedurouvray.fr/pdf_attachments/pdfs/1636/original/compte_rendu_assises_education_2018_web.pdf

Pour aller plus loin

 

Consulter le Projet éducatif local de Saint-Etienne-du-Rouvray 

Source : http://cdn.ville-saintetiennedurouvray.fr/pdf_attachments/pdfs/1018/original/CAHIERPROJET%20EDUCATIFlocal.pdf

Laforets Véronique. Les projets éducatifs locaux : l’enjeu de la coordination. Paris :  INJEP, 2006 (Cahiers de l’action n°6). Consulter le document en ligne

Source : 
http://www.injep.fr/sites/default/files/documents/ca6_bat_0.pdf